5 étapes pour introduire le local dans vos menus de restauration collective

introduire le local dans les menus

Table des matières

 

Comprendre les enjeux du local en restauration collective

Vous dirigez un établissement de restauration collective et vous entendez de plus en plus parler d’approvisionnement local ? Vous vous demandez comment intégrer cette dimension à votre fonctionnement quotidien sans bouleverser vos habitudes ? C’est normal. La transition vers plus de local en restauration collective représente un véritable changement de paradigme qui nécessite une approche méthodique. Dans cet article, nous allons vous guider pas à pas pour réussir cette transformation, en commençant par comprendre ce qu’implique réellement le « manger local ».

Définition du « local » dans l’approvisionnement alimentaire

Quand on parle de local en restauration collective, de quoi parle-t-on exactement ? Contrairement à certaines idées reçues, il n’existe pas de définition officielle unique du terme « local » dans la réglementation française. Généralement, on considère qu’un produit est local lorsqu’il est cultivé ou transformé dans un rayon de 30 à 150 km autour du lieu de consommation. Cette distance varie selon les territoires et leurs spécificités géographiques.

En pratique, vous pouvez définir votre propre périmètre d’approvisionnement local en fonction de votre situation géographique et des filières disponibles. Par exemple, si vous êtes situé dans une zone rurale avec une forte production maraîchère, votre définition du local pourra être plus restrictive (50 km) que si vous vous trouvez en zone urbaine dense.

Le local ne se limite pas à une question de kilomètres. C’est aussi une philosophie qui valorise les circuits courts, la relation directe avec les producteurs et la réduction des intermédiaires.

Bénéfices concrets pour les convives et le territoire

L’intégration de produits locaux dans vos menus génère des avantages tangibles pour l’ensemble des parties prenantes. Pour vos convives, les produits locaux offrent généralement une fraîcheur supérieure car ils sont récoltés à maturité et parcourent moins de distance avant d’arriver dans l’assiette. Cette fraîcheur se traduit par des qualités nutritionnelles et gustatives préservées.

Vous contribuez également à l’économie de votre territoire. Quand vous achetez local, vous soutenez directement les agriculteurs et artisans de votre région. Selon l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME), pour 100€ dépensés dans un circuit court alimentaire, 70€ sont réinjectés dans l’économie locale, contre seulement 30€ dans un circuit long traditionnel.

Sur le plan environnemental, l’approvisionnement local permet de réduire l’empreinte carbone liée au transport des denrées. Vous participez ainsi à la préservation des paysages agricoles de proximité et au maintien de la biodiversité locale.

Cadre réglementaire : ce que dit la loi EGalim

La loi EGalim, promulguée en 2018 et renforcée par la loi Climat et Résilience de 2021, constitue le cadre légal de référence pour la restauration collective en France. Elle fixe des objectifs ambitieux que vous devez connaître pour orienter votre stratégie d’approvisionnement.

Depuis le 1er janvier 2022, vous devez proposer au moins 50% de produits durables et de qualité dans vos menus, dont au minimum 20% de produits biologiques. Si le local n’est pas explicitement mentionné comme critère, il est souvent associé aux produits sous signes officiels de qualité (AOP, IGP, Label Rouge) qui entrent dans ce décompte.

La loi vous impose également de réaliser un diagnostic de vos approvisionnements et de lutter contre le gaspillage alimentaire. Ces deux obligations peuvent constituer d’excellents points de départ pour repenser votre approche et intégrer davantage de produits locaux.

Étape 1 : Analyser votre situation actuelle avant d’intégrer du local

Avant de vous lancer dans une démarche d’approvisionnement local, prenez le temps d’évaluer précisément votre situation de départ. Cette analyse vous permettra d’identifier les opportunités et les obstacles spécifiques à votre établissement.

Évaluer vos menus et approvisionnements existants

Commencez par dresser un inventaire complet de vos approvisionnements actuels. Quels sont vos principaux fournisseurs ? Quelle est la proportion de produits frais, transformés, surgelés dans vos menus ? D’où proviennent ces produits ? Cette cartographie vous donnera une vision claire des marges de manœuvre dont vous disposez.

Analysez ensuite vos cycles de menus sur une année complète. Identifiez les produits que vous utilisez le plus fréquemment et en plus grandes quantités. Ce sont ces produits qui représentent les opportunités prioritaires de relocalisation de vos approvisionnements.

Vous pouvez utiliser un tableau de bord simple qui répertorie, pour chaque famille de produits (fruits, légumes, viandes, produits laitiers…), les volumes consommés, les fournisseurs actuels et la provenance géographique. Cet outil vous aidera à visualiser rapidement les catégories où l’intégration du local sera la plus pertinente.

Identifier les contraintes budgétaires et logistiques

Le passage au local soulève des questions économiques et organisationnelles qu’il faut anticiper. Quel est votre coût matière actuel par repas ? Disposez-vous d’une marge de manœuvre financière pour absorber d’éventuels surcoûts initiaux ? Votre équipement de cuisine est-il adapté au travail de produits bruts ?

La logistique constitue souvent un défi majeur. Votre espace de stockage est-il suffisant pour recevoir des livraisons plus fréquentes mais moins volumineuses ? Votre personnel est-il formé à la transformation de produits frais non calibrés ? Ces questions pratiques détermineront en grande partie votre capacité à intégrer des produits locaux.

N’oubliez pas d’évaluer également vos contraintes administratives, notamment en matière de marchés publics si vous êtes un établissement public. La réglementation offre aujourd’hui plusieurs leviers pour favoriser l’approvisionnement local, comme l’allotissement fin ou les critères de fraîcheur, mais vous devez les connaître pour les exploiter efficacement.

Cartographier les producteurs locaux disponibles

Une fois vos besoins identifiés, explorez l’offre disponible sur votre territoire. Quels sont les producteurs locaux capables de fournir la restauration collective ? Quels produits proposent-ils, en quelles quantités et à quelles périodes de l’année ?

Pour réaliser cette cartographie, plusieurs ressources s’offrent à vous :

  • Les chambres d’agriculture départementales qui disposent souvent d’annuaires de producteurs
  • Les plateformes numériques spécialisées comme Agrilocal ou Localim
  • Les projets alimentaires territoriaux (PAT) de votre région
  • Les groupements de producteurs et coopératives agricoles locales

N’hésitez pas à contacter directement ces acteurs pour évaluer leur capacité à répondre à vos besoins spécifiques. Cette démarche vous permettra également d’identifier d’éventuels manques dans l’offre locale et d’anticiper des solutions alternatives.

Étape 2 : Établir des objectifs réalistes pour votre transition locale

Une fois votre diagnostic réalisé, il est temps de définir précisément où vous souhaitez aller et comment vous comptez y parvenir. La clé du succès réside dans la fixation d’objectifs ambitieux mais atteignables.

Fixer des pourcentages progressifs d’intégration

Plutôt que de viser immédiatement un menu 100% local (ce qui serait irréaliste dans la plupart des contextes), adoptez une approche progressive. Par exemple, vous pourriez viser 15% de produits locaux la première année, 25% la deuxième et 35% la troisième.

Ces objectifs peuvent varier selon les catégories de produits. Les fruits et légumes de saison ou les produits laitiers sont généralement plus faciles à sourcer localement que certaines viandes ou produits transformés. Adaptez donc vos ambitions à la réalité de votre territoire.

Définissez également des indicateurs de suivi clairs : pourcentage de produits locaux en valeur d’achat, nombre de producteurs locaux référencés, distance moyenne parcourue par vos aliments… Ces métriques vous permettront d’évaluer objectivement vos progrès.

Planifier un calendrier de mise en œuvre sur 12 mois

La transition vers le local ne s’improvise pas. Établissez un calendrier détaillé qui tient compte des cycles agricoles et de vos propres contraintes organisationnelles. Voici un exemple de phasage sur une année :

  • Mois 1-2 : Finalisation du diagnostic et prise de contact avec les producteurs
  • Mois 3-4 : Négociation des premiers contrats et formation du personnel
  • Mois 5-6 : Intégration des premiers produits locaux (fruits et légumes de saison)
  • Mois 7-8 : Élargissement à d’autres catégories (produits laitiers, œufs)
  • Mois 9-10 : Ajustement des menus et de la logistique selon les retours d’expérience
  • Mois 11-12 : Évaluation des résultats et planification de l’année suivante

Ce calendrier doit rester flexible pour s’adapter aux opportunités et aux contraintes qui surgiront en cours de route. L’important est de maintenir un cap clair tout en restant réactif.

Impliquer l’équipe de cuisine dans la démarche

Votre personnel constitue la clé de voûte de cette transition. Sans leur adhésion et leur engagement, votre projet d’approvisionnement local risque de rester lettre morte. Organisez des réunions d’information et d’échange pour expliquer votre démarche et recueillir leurs suggestions.

Les cuisiniers devront adapter leurs pratiques pour travailler avec des produits moins standardisés et plus variables selon les saisons. Prévoyez des formations spécifiques sur le travail des produits bruts, la gestion des variations saisonnières ou la valorisation des produits moins connus.

Impliquez également votre équipe dans les rencontres avec les producteurs. Ces échanges directs créent du sens et renforcent la motivation. Quand vos cuisiniers comprennent l’histoire derrière les produits qu’ils préparent, ils deviennent naturellement ambassadeurs de votre démarche locale.

Étape 3 : Créer des partenariats avec les producteurs de votre région

Le succès de votre transition vers le local repose en grande partie sur la qualité des relations que vous établirez avec les producteurs de votre territoire. Ces partenariats doivent être construits dans une logique gagnant-gagnant.

Organiser des rencontres avec les agriculteurs locaux

Rien ne remplace le contact direct. Organisez des visites d’exploitations avec votre équipe ou invitez des producteurs à venir présenter leur travail dans votre établissement. Ces rencontres permettent de comprendre les réalités de chacun et de créer une relation de confiance.

Lors de ces échanges, soyez transparent sur vos besoins : volumes recherchés, fréquence de livraison, exigences de qualité, contraintes budgétaires. De leur côté, les producteurs pourront vous expliquer leurs méthodes de production, leurs contraintes saisonnières et leurs capacités logistiques.

Vous pouvez également participer aux événements professionnels locaux comme les salons agricoles ou les forums organisés par les chambres d’agriculture. Ces occasions vous permettront d’élargir votre réseau et de découvrir de nouveaux fournisseurs potentiels.

Négocier des contrats adaptés aux volumes de la restauration collective

La formalisation de vos engagements réciproques est une étape importante. Les contrats que vous établirez doivent sécuriser à la fois votre approvisionnement et les débouchés des producteurs.

Privilégiez les engagements pluriannuels qui donnent de la visibilité aux agriculteurs et leur permettent d’investir pour répondre à vos besoins. La planification des cultures en amont est un levier puissant : en vous engageant sur des volumes plusieurs mois à l’avance, vous permettez aux producteurs d’adapter leur production.

Soyez attentif à la question des prix. Si les produits locaux peuvent parfois coûter plus cher à l’achat, ils génèrent souvent des économies indirectes (moins de pertes, meilleure qualité nutritionnelle). Cherchez un équilibre qui rémunère justement le producteur tout en restant compatible avec vos contraintes budgétaires.

Mettre en place une logistique d’approvisionnement efficace

La logistique représente souvent le principal défi de l’approvisionnement local. Comment concilier la multiplication des fournisseurs avec l’efficacité opérationnelle de votre cuisine ?

Plusieurs solutions s’offrent à vous :

  • Regrouper les livraisons de plusieurs producteurs sur des jours fixes
  • Utiliser des plateformes logistiques territoriales qui centralisent les produits locaux
  • Mutualiser vos commandes avec d’autres établissements de restauration collective proches
  • Adapter vos horaires de réception pour accommoder les contraintes des producteurs

N’oubliez pas d’anticiper les questions de traçabilité et de conformité sanitaire. Les producteurs locaux doivent respecter les mêmes normes d’hygiène que vos autres fournisseurs. Vérifiez qu’ils disposent des agréments nécessaires et qu’ils peuvent vous fournir tous les documents requis.

Étape 4 : Adapter vos menus à la saisonnalité et aux produits du terroir

L’intégration de produits locaux dans vos menus implique une nouvelle approche de la conception culinaire. La saisonnalité devient votre alliée plutôt qu’une contrainte.

Repenser vos cycles de menus selon les saisons

Traditionnellement, de nombreux établissements de restauration collective fonctionnent avec des cycles de menus standardisés qui varient peu au fil de l’année. L’approvisionnement local vous invite à adopter une approche plus flexible, en phase avec les rythmes naturels de production.

Commencez par établir un calendrier des disponibilités saisonnières des produits de votre région. Ce document vous servira de guide pour planifier vos menus. Par exemple, en hiver, privilégiez les légumes racines, choux et courges disponibles localement plutôt que de chercher des tomates ou courgettes qui viendraient nécessairement de loin.

Cette approche saisonnière présente plusieurs avantages : des produits plus savoureux car récoltés à maturité, des prix généralement plus avantageux en période de pleine production, et une empreinte environnementale réduite. Vos convives redécouvriront le plaisir d’attendre certains produits et de les apprécier quand ils sont à leur meilleur.

Intégrer des recettes valorisant les spécialités régionales

Le patrimoine culinaire de votre région constitue une source d’inspiration précieuse. Identifiez les spécialités locales et adaptez-les aux contraintes de la restauration collective. Ces plats traditionnels sont généralement conçus pour valoriser les produits du terroir et respecter leur saisonnalité.

N’hésitez pas à moderniser ces recettes pour les rendre compatibles avec les attentes nutritionnelles actuelles. Par exemple, une recette traditionnelle riche en matières grasses peut être allégée tout en conservant ses saveurs caractéristiques.

Impliquez vos cuisiniers dans cette démarche créative. Organisez des ateliers de développement de recettes où ils pourront expérimenter avec les produits locaux et partager leur savoir-faire. Cette dimension créative renforce leur motivation et leur sentiment d’appartenance au projet.

Gérer les variations de disponibilité des produits

L’approvisionnement local vous expose davantage aux aléas de la production agricole. Une gelée tardive, un épisode de sécheresse ou une maladie peuvent affecter les récoltes prévues. Comment anticiper ces variations sans compromettre votre service ?

La solution passe par la flexibilité et la diversification. Prévoyez toujours des alternatives dans vos menus et identifiez à l’avance des produits de substitution. Par exemple, si les carottes locales prévues ne sont pas disponibles, vous pourrez les remplacer par des navets ou des panais de saison.

Maintenez une communication régulière avec vos fournisseurs pour être informé au plus tôt des éventuels problèmes de disponibilité. Cette anticipation vous permettra d’adapter vos menus sans précipitation.

Enfin, considérez les techniques de conservation (congélation, mise sous vide, lactofermentation) pour prolonger la disponibilité de certains produits locaux au-delà de leur saison naturelle. Ces méthodes vous permettront de maintenir une part de local même pendant les périodes creuses.

Étape 5 : Communiquer sur votre démarche locale auprès des convives

Votre transition vers plus de local mérite d’être valorisée auprès de vos convives. Une communication efficace renforce l’adhésion et transforme votre démarche en véritable projet collectif.

Créer des supports d’information sur l’origine des produits

Rendez visible l’origine locale de vos produits à travers différents supports de communication. Vous pouvez par exemple :

  • Afficher une carte du territoire indiquant l’emplacement de vos fournisseurs
  • Créer des fiches présentant les producteurs avec leur photo et leur histoire
  • Signaler les produits locaux sur vos menus avec un logo spécifique
  • Installer un tableau d’information dans votre salle de restauration avec les produits locaux du jour

Ces supports permettent de créer du lien entre le contenu de l’assiette et son territoire d’origine. Ils donnent du sens à votre démarche et valorisent le travail réalisé en cuisine.

N’oubliez pas d’adapter votre communication aux différents publics que vous servez. Le ton et le niveau d’information ne seront pas les mêmes pour des enfants d’école primaire, des adolescents de lycée ou des résidents d’EHPAD.

Organiser des animations autour des produits locaux

Les animations ponctuelles constituent d’excellentes occasions de mettre en valeur votre démarche locale. Vous pouvez organiser :

  • Des repas thématiques 100% locaux
  • Des dégustations de produits avec la présence des producteurs
  • Des ateliers culinaires où les convives préparent eux-mêmes des recettes à base de produits locaux
  • Des visites d’exploitations agricoles pour créer un lien direct avec les lieux de production

Ces événements créent des moments de convivialité et d’échange autour de votre projet alimentaire. Ils permettent également de sensibiliser vos convives aux enjeux de l’alimentation durable et de l’économie locale.

Pour maximiser leur impact, planifiez ces animations en lien avec le calendrier agricole : fête de la pomme à l’automne, dégustation de fraises au printemps, etc. Cette synchronisation avec les rythmes naturels renforce la cohérence de votre message.

Recueillir les retours pour améliorer continuellement votre offre

La communication ne doit pas être à sens unique. Mettez en place des canaux pour recueillir les avis et suggestions de vos convives concernant votre offre locale.

Des enquêtes de satisfaction régulières vous permettront de mesurer l’appréciation des nouveaux produits et recettes. Vous pouvez également installer une boîte à idées ou organiser des commissions menus incluant des représentants des convives.

Ces retours sont précieux pour ajuster votre démarche. Si certains produits locaux sont systématiquement boudés, cherchez à comprendre pourquoi et travaillez sur leur préparation ou leur présentation. À l’inverse, identifiez les succès pour les reproduire et les amplifier.

N’hésitez pas à partager les résultats de ces consultations avec vos convives. Cette transparence renforce leur sentiment d’implication et montre que vous prenez leurs avis en considération.

Et maintenant, passez à l’action pour une restauration plus locale

Vous disposez maintenant d’une feuille de route complète pour intégrer progressivement plus de local dans votre restauration collective. Il est temps de concrétiser ce projet, en gardant à l’esprit que chaque étape, même modeste, contribue à transformer durablement votre offre alimentaire.

Les ressources et aides disponibles pour vous accompagner

Vous n’êtes pas seul dans cette démarche. De nombreuses structures peuvent vous accompagner techniquement et financièrement :

  • Les chambres d’agriculture proposent souvent un accompagnement spécifique pour la restauration collective
  • L’ADEME dispose de programmes de soutien aux projets alimentaires durables
  • Les conseils régionaux et départementaux peuvent proposer des subventions pour les initiatives locales
  • Des associations spécialisées comme Un Plus Bio ou Agores partagent ressources et retours d’expérience
  • Des outils numériques comme la plateforme ASHA vous aident à gérer efficacement cette transition

N’hésitez pas à vous rapprocher également d’autres établissements de restauration collective qui ont déjà entamé cette transition. Ces échanges entre pairs sont souvent les plus enrichissants et vous permettront d’éviter certains écueils.

Les erreurs à éviter dans votre transition vers le local

Pour terminer, voici quelques pièges fréquents à éviter dans votre démarche :

  • Vouloir aller trop vite : la transition vers le local est un marathon, pas un sprint
  • Négliger la formation de votre personnel aux spécificités des produits locaux
  • Sous-estimer les contraintes logistiques liées à la multiplication des fournisseurs
  • Considérer uniquement le critère géographique sans tenir compte des modes de production
  • Communiquer sur votre démarche avant d’avoir des résultats concrets à montrer
  • Oublier d’impliquer vos convives dans la réflexion et les choix

L’intégration de produits locaux dans votre restauration collective est un projet de long terme qui demande patience et persévérance. Les difficultés initiales – réorganisation des approvisionnements, adaptation des recettes, formation du personnel – s’estompent progressivement pour laisser place à une nouvelle dynamique vertueuse.

En suivant méthodiquement les étapes présentées dans cet article, vous transformerez progressivement votre restauration collective en un acteur engagé de la transition alimentaire territoriale. Vos convives, vos équipes et les producteurs de votre région vous en seront reconnaissants.

Vous souhaitez aller plus loin dans votre démarche d’approvisionnement local ? ASHA propose des solutions sur mesure pour faciliter la gestion de vos approvisionnements et l’élaboration de menus adaptés à la saisonnalité locale. Rendez-vous sur www.asha.one pour découvrir comment nos outils peuvent vous accompagner dans cette transition.

 

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